La réforme des études de kiné doit définir le futur contenu de la formation initiale et sa durée.

De ces deux points dépendent  le niveau de reconnaissance du diplôme obtenu. Ce niveau aura un impact direct sur la définition et le périmètre de nos compétences, et, par voie de conséquence, sur la rémunération de nos actes ou de nos salaires.

A ce jour, les ministères évoquent 240 ECTS (Système européen de transfert et d’accumulation de crédits) sur un format 1 + 3 ans, laissant toujours planer le doute d’une reconnaissance en Licence alors que le niveau Master semble être acquis pour d’autres professions.

Le niveau de reconnaissance permet de nous situer par rapport aux autres professions de santé mais aussi bientôt par rapport aux STAPS (Master) ou aux ostéopathes (5 années d’études), non professionnels de santé. Le niveau Master permet de concevoir des projets de recherche. La recherche permet une évaluation de nos pratiques selon une démarche scientifique. De cette capacité à évaluer, dépendent notre reconnaissance et notre autonomie. De notre autonomie dépend notre avenir.

Pour ne pas être considéré comme un simple technicien en santé mais reconnu comme un « ingénieur en santé » capable d’adapter ses techniques et d’évaluer ses actes , nous avons manifesté hier ; Étudiants et professionnels côte à côte.